LA PALETTE D’ADRIEN

1929

Par une belle matinée ensoleillée, Adrien Hébert quitte son atelier pour se diriger vers son lieu favori : le port de Montréal. Depuis plusieurs années, le peintre esquisse une multitude de scènes se déroulant dans le port, du silo no 5 au manège des transbordeurs de marchandises. Adrien est fasciné par l’activité maritime, comme le rituel des bateaux-remorques qui s’agitent autour des paquebots.

Depuis 1922, le port se transforme très vite afin d’être en mesure d’accueillir la plus grande quantité possible de marchandises et de rester le principal port céréalier en Amérique du Nord.

Ce jour-là, le bassin Victoria (rebaptisé « Quai de l’horloge » en 1980) accueille deux navires importants dont l’artiste ne veut absolument pas manquer le passage : le NCMS Champlain, un destroyer de classe S appartenant la marine royale, venu accoster vers Le Québec, le plus grand bateau blanc de la Canada Steamship Lines. Ces deux navires témoignent d’un monde nouveau dans lequel la défense et le tourisme sont en pleine expansion. Adrien veut traduire dans son œuvre la rupture entre la modernité et le traditionalisme. Pour cela, Adrien représente au premier plan les caléchiers qui restent pour transporter les marchandises.

Par la suite, le peintre montréalais reprend maintes fois cette composition, convaincu que son sujet, le port de Montréal, marquera l’histoire comme étant un symbole de la modernité, et que ses toiles demeureront un pan immortel de l’art canadien.

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